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Quelle stratégie pour l’action collective ?

Le projet n’est pas qu’un assemblage de mots. Il fait appel implicitement à une histoire commune qui constitue le socle de toute stratégie collective. Mais qu’est-ce qu’une histoire commune ?

Il ne s’agit pas de l'Histoire qui porte un grand « H ». Celle qui est enseignée de l’école à l’université, mise en scène à la télévision, par le spectacle vivant, ou encore au cinéma et bien entendu, documentée par de multiples revues et sites internet. Non, il est question ici de ces histoires qui ne s’écrivent pas, que tout le monde ignore, non pas par désintérêt, mais parce qu’elles n’existent pas dans l’espace public. Il ne s'agit pas non plus de ces réunions où chacun exprime son mécontentement sans écouter celui de son voisin...

L'impasse sémantique de l'indignation

La prise de parole permet d'interpeler un auditoire. Mais par la force des choses, elle pourrait devenir inapte dans cette fonction, car progressivement, nous aurons laissé s'installer dans l'espace public le silence anomique du non-dit.

Et c'est là que réside peut-être le véritable danger pour notre société. Face à l'impuissance publique et à l'incapacité citoyenne à faire valoir un projet stratégique, compatible avec l'évolution des institutions, le silence pourrait devenir le ciment d'un contrat social d'un genre nouveau.

Boris Cyrulnik nous livre quelques pistes de réflexions sur le récit de soi et la place des autres dans cette histoire commune.

La nécessité du récit de soi

S’exprimer de façon régulière, à l'écrit comme à l'oral, augmente donc notre capacité globale d’expression, de compréhension du monde et de résilience face aux difficultés de la vie. Pourquoi ? Parce que l'élaboration d'un message fait appel à de multiples capacités cognitives. Ainsi, sommes-nous plus capables de comprendre, de donner du sens à ce qui nous arrive et d'imaginer des alternatives. Nous devenons de ce fait acteurs de nos vies en acceptant de prendre des risques, en particulier celui de nous tromper.

La pratique régulière de l'échange et de l'analyse autour de nos expérimentations et de nos erreurs produisent progressivement un socle commun de compétences. Ces compétences nous ouvrent alors la voie de l'action collective profitable à tous.

Paulette est une fiction de la vie locale. Ne pensez-vous pas qu'elle pourrait nous inspirer pour des activités licites et sécurisés ?

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